* Image illustrative uniquement.Hijikata Toshizō
土方歳三
Le Vice-Commandant Démon
Description
Naissance du Démon Vice-Commandant
Hijikata Toshizō naquit en Tenpō 6 (1835) dans le village d'Ishida, district de Tama, province de Musashi, et devint vice-commandant du Shinsengumi, comptant parmi les plus puissants escrimeurs de l'époque Bakumatsu, redouté sous le surnom du « Démon Vice-Commandant ». Bien que né plus jeune fils d'une famille paysanne, il brûlait d'aspiration à devenir samouraï et entra au Shieikan, le dōjō du maître Kondō Isao, qui enseignait la Tennen Rishin-ryū. C'est de là qu'il s'immergea dans les turbulences des derniers jours du shogunat.
Initiation à la Tennen Rishin-ryū
La prouesse martiale et le talent organisationnel de Toshizō s'exprimèrent au maximum dans ses activités avec le Shinsengumi à Kyoto à partir de Bunkyū 3 (1863). Il établit le code de conduite strict connu sous le nom de Kyokuchū Hattō (Règles du Shinsengumi), et montrait une impitoyable exécution en ordonnant à ceux qui enfreignaient le code de commettre le seppuku. Sa discipline de fer était tellement redoutée qu'on disait « les vies des hommes reposent dans la paume de Hijikata », transformant la foule disparate de rōnin en la plus formidable force de combat de l'époque Bakumatsu. Toshizō lui-même prenait les devants dans l'exécution du code, montrant aucune pitié même envers les amis qui transgressaient. Cette implacabilité même fut à l'origine du surnom « Démon Vice-Commandant ».
Formation du Shinsengumi
L'incident d'Ikedaya du 5 juin, Genji 1 (1864), fut l'événement qui fit connaître le nom du Shinsengumi à tout le Japon, et Toshizō se tenait au cœur de cette bataille. Apprenant que des loyalistes sonnō-jōi des domaines de Chōshū et Tosa avaient prévu de brûler Kyoto, le Shinsengumi fit irruption dans l'Ikedaya. Le combat à l'épée dans cet espace confiné fut horrible, et Toshizō lui-même brandit son épée, terrassant adversaire après adversaire. Cet incident est crédité d'avoir retardé la Restauration de Meiji de plusieurs années.
Activités à Kyoto
L'épée bien-aimée la plus célèbre de Toshizō était l'Izumi-no-Kami Kanesada, forgée par le maître forgeron Izumi-no-Kami Kanesada (onzième génération d'Aizu). Les épées Kanesada sont réputées pour conserver la tradition Mino tout en possédant des lames acérées et tranchantes convenant au vrai combat. L'Izumi-no-Kami Kanesada de Toshizō était une épée éprouvée au combat, ayant survécu à de multiples mêlées brutales avec le Shinsengumi et ayant protégé la vie de Toshizō lors de nombreuses batailles, dont l'incident d'Ikedaya. Cette épée, toujours conservée au Musée Hijikata Toshizō, porte sur sa lame des encoches superposées et des traces de réaffûtage répété, témoignant silencieusement des terribles combats de la vie extraordinaire de Toshizō.
Tumulte Bakumatsu et Escrimeur
Un autre épée bien-aimée, le Yamato-no-Kami Minamoto Hidekuni, aurait été l'épée de Toshizō dans ses premières années. Hidekuni était un forgeron d'épée de la période tardive d'Edo, célèbre parmi les loyalistes Bakumatsu pour l'exceptionnelle acuité de ses lames. Après avoir acquis une vaste expérience de combat avec cette épée, Toshizō aurait changé pour l'Izumi-no-Kami Kanesada plus acéré.
Participation à la Guerre de Hakodate
Au premier mois de Keiō 4 (1868), l'armée du shogunat subit une écrasante défaite à la Bataille de Toba-Fushimi, et le Shinsengumi subit des pertes graves. Pourtant Toshizō refusa de se rendre. Il poursuivit vers le nord, combattant à travers la Bataille de Kōshū Katsunuma, la Bataille du Château d'Utsunomiya, et la Guerre d'Aizu. Pendant ce temps, Toshizō adopta les vêtements occidentaux et étudia les tactiques militaires françaises, se réinventant comme commandant moderne. Pourtant il ne relâcha jamais son katana. L'Izumi-no-Kami Kanesada était l'âme même de Toshizō en tant que samouraï.
Plus puissant escrimeur de l'époque Bakumatsu
Le 11 mai de Meiji 2 (1869), Toshizō trouva sa fin à la Bataille de Goryōkaku à Hakodate. Chargeant dans les rangs ennemis depuis son cheval, Toshizō tomba sous le feu des fusils. Il avait trente-cinq ans. La figure de Toshizō en vêtements occidentaux, épée au côté, incarnait parfaitement l'époque Bakumatsu, un âge où l'ancien et le nouveau monde se heurtaient. Son profil digne, capturé dans les photographies, transmet jusqu'à ce jour la dernière splendeur de l'âge du samouraï. Pour Toshizō, l'Izumi-no-Kami Kanesada était la preuve ultime de sa loyauté envers le shogunat qu'il ne pouvait sauver, et un symbole de sa résolution inébranlable de vivre comme un samouraï et de mourir comme un samouraï.
Sabres célèbres
- Izumi-no-Kami Kanesada (11e gén., Nosada)
- Yamato-no-Kami Minamoto Hidekuni