* Image illustrative uniquement.Yui Shōsetsu
由比正雪
Instigateur de l'incident de Keian — lettré militaire du début de l'époque d'Edo qui ouvrit l'école de science militaire Chōkōdō
Description
Instigateur de l'incident de Keian
Né dans la province de Suruga en Keichō 10 (1605), Yui Shōsetsu fut un spécialiste de la science militaire (gungaku) qui projeta l'incident de Keian (1651), le mouvement anti-Tokugawa le plus dangereux du début de l'époque d'Edo. À Edo, il ouvrit l'école de science militaire Chōkōdō et y réunit de nombreux disciples.
Shōsetsu, spécialiste du gungaku
Il existe plusieurs versions de la carrière de Shōsetsu ; selon des chroniques documentaires telles que le Keian Taiheiki (une chronique populaire de l'époque d'Edo), il aurait étudié auprès du spécialiste de la science militaire Kusunoki Fuden, qui se disait descendant de Kusunoki Masashige, et lui aurait succédé.
Chōkōdō
L'école de science militaire Chōkōdō, que Shōsetsu ouvrit à Kanda Renjaku-chō, à Edo, porte un nom qui s'inspire de Zhang Zifang et Zhuge Kongming, célèbres stratèges chinois. Elle compta parmi ses disciples de nombreux hatamoto et des vassaux de divers domaines (han). Les rōnin, grossis par les confiscations de domaines des daimyō, se rassemblèrent aussi autour de Shōsetsu, et l'on dit que les rōnin complices de l'incident de Keian atteignirent environ 1 500 personnes.
Déroulement de l'incident de Keian
À l'occasion de la mort du shogun Tokugawa Iemitsu, survenue au 4e mois de l'an Keian 4 (1651), Shōsetsu projeta un soulèvement simultané à Sunpu, Edo, Kyoto et Osaka. Mais au 7e mois de la même année, le complot fut découvert à l'avance, à la suite d'une dénonciation par des complices, et Shōsetsu fut encerclé dans une auberge de Sunpu par des yoriki et des dōshin (agents de police), sous l'autorité du magistrat de la ville. Acculé, Shōsetsu se suicida, et le complot demeura à l'état de tentative. Cependant, cet incident porta un coup sérieux au shogunat et fut l'occasion de mesures politiques face au problème des rōnin, notamment l'assouplissement de l'interdiction de l'adoption sur lit de mort (matsugo yōshi).