* Image illustrative uniquement.Takeda Nobushige
武田信繁
Le Parfait Adjoint — Le Frère de Confiance de Shingen, Tombé à Kawanakajima
Description
Nobushige, joyau de la maison Takeda
Né en Daiei 5 (1525) dans la province de Kai, Takeda Nobushige fut, au sein de l'armée Takeda, la formation la plus redoutable de la période Sengoku, le lieutenant de son frère aîné Shingen et un grand capitaine qui incarna l'idéal du guerrier de Kai. Connu sous le nom de « Tenkyū », il jouissait au sein de la maison Takeda d'une estime exceptionnelle pour son caractère, sa bravoure et son sens stratégique, et Yamagata Masakage aurait qualifié Nobushige de « véritable lieutenant ». Le mémorandum rédigé par Nobushige lui-même, le « Nobushige no oboegaki (quatre-vingt-dix-neuf articles de préceptes familiaux) », expose les principes du guerrier et exerça une profonde influence sur la pensée martiale des générations suivantes.
La bataille acharnée de Kawanakajima et sa mort
Au neuvième mois de l'an 4 de l'ère Eiroku (1561), la quatrième bataille de Kawanakajima est restée dans la mémoire des générations suivantes comme l'un des combats les plus acharnés de l'histoire de la période Sengoku. Uesugi Kenshin fit irruption en personne dans le quartier général Takeda, une situation sans précédent ni équivalent, et la scène légendaire des « Mitachi Nanatachi » (« trois coups, sept coups »), où Shingen, parant de son gunbai (éventail de commandement) les coups de sabre, échappa de justesse au danger, est des plus célèbres. Au cœur de cette mêlée, Nobushige combattit avec acharnement en première ligne et finit par tomber au combat. On rapporte que Shingen, serrant le corps de Nobushige dans ses bras, pleura à chaudes larmes.
L'idéal du guerrier
Le mémorandum de Nobushige est un ensemble de quatre-vingt-dix-neuf articles de préceptes familiaux qu'il remit en l'an 1 de l'ère Eiroku (1558) à son fils aîné Chōrō (plus tard Takeda Nobutoyo). Il y rassemble, en s'appuyant notamment sur les Analectes et d'autres citations des classiques chinois, les principes que le guerrier doit observer. Ces préceptes furent largement lus et transmis comme code de conduite des guerriers à l'époque d'Edo. On va jusqu'à dire que, si Nobushige avait vécu, le conflit entre Shingen et son fils Yoshinobu n'aurait pas eu lieu.