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* Image illustrative uniquement.En regardant la lame d'une épée japonaise de profil, on remarque que la largeur diffère entre la zone près de la base de la lame (hamoto) et la zone près de la pointe (kissaki). Cette caractéristique—où la largeur près de la base de la lame (motohaba) est plus large que la largeur près du kissaki (sakihaba)—s'appelle « fumbaari ».
Le degré de fumbaari—c'est-à-dire le ratio de motohaba à sakihaba—est un paramètre de conception critique qui détermine fondamentalement la position du centre de gravité de l'épée, l'opérabilité et l'impression visuelle. Cet article examine la relation entre fumbaari et sakihaba sous les perspectives fonctionnelle, esthétique et historique.
Largeur de Base (motohaba) : La largeur de la lame directement au-dessus de la garde habaki. C'est la largeur où la habaki entre en contact avec la lame, presque égale à la largeur maximale de la lame.
Largeur du Kissaki (sakihaba) : La largeur horizontale de la pointe (la largeur de la ligne yokote au bord de la pointe).
Fumbaari (踏張り) : Un concept exprimant le ratio de sakihaba à motohaba. Quand le sakihaba est petit par rapport au motohaba, on dit que l'épée a un « grand fumbaari » (effilement prononcé), et quand sakihaba s'approche de motohaba, on dit qu'elle a un « petit fumbaari » (poids concentré à la pointe).
Exprimé numériquement :
Le Fumbaari détermine directement la position du centre de gravité de l'épée.
Petit sakihaba = léger à la pointe → centre de gravité positionné près de la poignée (tsuka), plus proche de la main.
Impact sur l'opérabilité :
Impact sur la puissance de coupe :
Sakihaba proche de motohaba = lourd à la pointe → le centre de gravité se déplace vers la pointe.
Impact sur l'opérabilité :
Impact sur la puissance de coupe :
Le ratio de motohaba à sakihaba dans les épées japonaises change à travers les ères, et ces changements suivent étroitement les transformations du style de combat.
Les tachi de la période de Kamakura (12e–14e siècle) sont caractérisés par un « grand fumbaari » (effilement prononcé).
Ratio typique du tachi Kamakura : motohaba 3,2 cm, sakihaba 1,6 cm (sakihaba/motohaba = 0,5)
Dans la guerre montée de cette époque, la maniabilité de l'épée était primordiale. Le positionnement du centre de gravité plus près de la main a permis des changements de direction rapides et des techniques de coupe variées. La combinaison de « koshizori » (courbe profonde près de la poignée) et fumbaari a formé la base fonctionnelle-esthétique du tachi Kamakura.
Les ootatachi et nodachi qui sont devenus populaires pendant la période Nanbokucho (14e siècle) avaient tendance à avoir des kissaki relativement plus larges.
La demande d'épées imposantes (goujou) a stimulé l'expansion du kissaki, et les lames avec un « grand kissaki » sont devenues de plus en plus courantes. Cette tendance reflétait les valeurs esthétiques de l'époque, mettant l'accent sur « l'intimidation visuelle » et « la puissance de frappe écrasante ».
Les uchigatana de la période Muromachi–Sengoku (15e–16e siècle) avaient un fumbaari moins prononcé que les tachi Kamakura, mais de meilleures proportions que le style Nanbokucho imposant.
Ratio typique d'uchigatana : motohaba 3,0 cm, sakihaba 1,8–2,0 cm (sakihaba/motohaba = 0,6–0,67)
Cette époque représente une période où les forgerons d'épées cherchaient l'équilibre entre la fonctionnalité pratique du champ de bataille et l'appréciation artistique.
Avec la période Edo (17e–19e siècle), l'utilisation au combat a diminué et les épées sont devenues des « objets d'art et des symboles de statut ». En conséquence, les « proportions bien équilibrées » visuelles ont pris la priorité, et le ratio motohaba-à-sakihaba a changé.
Caractéristiques de la période New Sword (début Edo) : La largeur du kissaki est devenue légèrement plus large, avec un fumbaari moins prononcé que la période Kamakura. Les épées avec une apparence « élancée et bien proportionnée » étaient préférées.
Caractéristiques de la période New-New Sword (fin Edo) : Dans un mouvement vers la « renaissance » des anciennes lames (Kamakura et Muromachi), certains forgerons d'épées ont délibérément mis l'accent sur le fumbaari.
Lors de l'appréciation d'une épée japonaise, l'examen du motohaba et du sakihaba offre des indices sur son époque et sa lignée de forgeage :
| Ère | Fumbaari | Impression Typique |
|---|---|---|
| Tachi Kamakura | Grand (effilement prononcé) | Élancé et élégant, antique |
| Ootatachi Nanbokucho | Petit (pointe large) | Imposant, style de frappe large |
| Uchigatana Muromachi | Modéré | Bien proportionné, pratique |
| Shinto Edo (Nouvelles Épées) | Petit | Bien proportionné élancé, raffiné |
Quand les forgerons d'épées contemporains créent une lame, le fumbaari est conçu selon le client et l'utilisation prévue :
Le ratio de fumbaari et sakihaba est un langage de conception qui parle de l'époque de l'épée—ses « points de vue sur la guerre, l'esthétique et l'ordre social ». L'effilement élégant né du combat monté Kamakura, la présence imposante de l'âge Nanbokucho, la beauté raffinée cultivée par la paix d'Edo—chacun porte la nécessité de son époque.
La prochaine fois que vous tenez une épée, veuillez diriger votre attention vers le motohaba et le sakihaba. Dans ce ratio se trouve la philosophie de la fonction et de la beauté que les forgerons d'épées du passé ont instillée dans leurs lames.
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