* Image illustrative uniquement.Shimazu Masamune
島津正宗
Aussi connu sous le nom de: Masamune de Shimazu
Description
Shimazu Masamune est l'une des lames de maître forgées par Masamune—le maître suprême de la tradition Sōshū—et tient son nom de la transmission ancestrale dans la collection du clan Shimazu, seigneurs du domaine de Satsuma. Avec une longueur de lame d'environ 68 centimètres et une légère courbure intérieure (uchi-zori), sa forme bien proportionnée incarne le style Sōshū caractéristique. Le jigane présente un motif ō-itame entrelacé avec une ji-nie profondément pénétrante, produisant la texture de surface mystérieuse et éthérée caractéristique des œuvres de Masamune. La hamon affiche un motif suguha droit s'entrelaçant avec ko-midare et gunome de façon complexe, la zone de trempe riche de kinsuji, sunagashi et nijūba—une abondance d'activité incarnant l'essence de la tradition Sōshū. La nioi-guchi est large, et le mouvement du nie est vibrant et vivant sur toute la lame, incarnant pleinement la quintessence de la tradition Sōshū. Le clan Shimazu aurait chéri cette lame en tant que trésor familial à travers les générations, ne la sortant que pour des occasions cérémoniales spéciales. Les appraiseurs réputés de sabres de l'époque Edo, la famille Hon'ami, lui ont accordé la plus haute évaluation dans leur certificat d'authentification (orikami), confirmant son statut de lame particulièrement exceptionnelle parmi les œuvres survivantes de Masamune. Après la période du Bakumatsu, son emplacement restait inconnu, mais il a été redécouvert en 2013 et donné au Musée national de Kyoto, où il est désormais désigné comme bien culturel important. Bien que l'œuvre de Masamune comprenne les trois plus grands sabres célèbres et de nombreux autres chefs-d'œuvre, Shimazu Masamune est particulièrement estimé pour son état de conservation exceptionnel et pour incarner parfaitement les caractéristiques définissantes de la tradition Sōshū.
Légendes et récits
Selon la tradition orale transmise au sein du clan Shimazu, cette épée a traversé les combats acharnés de l'époque Sengoku sans jamais subir de brèche à la lame, et il est dit qu'elle est devenue plus éclatante à chaque engagement. Les guerriers de Satsuma l'honoraient en croyant que « l'âme de Masamune, demeurant dans la lame, protège son maître ». Une anecdote s'est également transmise selon laquelle, lors d'une nuit où un guerrier entretenait l'épée, l'acier a commencé à émettre une lumière bleu pâle, et l'épée en est venue à être vénérée comme sacrée, avec la conviction que « ce Shimazu Masamune possède une puissance spirituelle ».