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* Image illustrative uniquement.« Les Sept Samouraïs », sorti en 1954, était une œuvre pionnière qui plaçait le nihonto (日本刀) au centre de l'art cinématographique. Le réalisateur Akira Kurosawa a combiné la cinématographie, l'éclairage et le son pour incarner le poids et la tension inhérents aux armes blanches à travers le cinéma. L'image d'un sabre projetant de la boue lors d'un duel sous la pluie, l'arc tracé alors que sa pointe traverse l'air—une telle imagerie transcendait la simple chorégraphie de combat et transmettait au monde la beauté et la fonction du nihonto.
Pendant la réalisation de films de cette époque, à la fois des nihonto authentiques (shinken [真剣]) et des sabres d'entraînement ont été utilisés. On dit que Kurosawa a insisté sur la précision de la technique du sabre et qu'il a consulté des maîtres du sabre et des forgerons pour l'orientation technique. Les mouvements de dégainage des acteurs, l'angle de la lame, le positionnement du centre de gravité—cette attention méticuleuse aux détails est devenue la source du réalisme qui habite ces images.
« Sanjuro », sorti en 1962, est gravé dans l'histoire du cinéma pour la « fontaine de sang » de sa scène finale. L'éclair d'acier livré par le protagoniste, Sanjuro, joué par Toshiro Mifune, est une élévation cinématographique de la technique iaijutsu (居合) du nukiuchi (抜き打ち).
Le nukiuchi est une technique dans laquelle le dégainage de la lame du saya (鞘) et le coup de coupe sont exécutés simultanément, formant la fondation de l'iaido (居合道). Kurosawa a traduit le sens de tension de cette technique—« la décision prise à l'instant du dégainage »—en langage cinématographique. Ce moment singulier après un long ma-ai (間合い)—cette structure du « vide et explosion »—résonne avec l'esthétique essentielle du nihonto.
Dans la pratique réelle de l'iaido, l'entraînement au nukiuchi ne pénètre le corps qu'après des milliers et des milliers de répétitions. La profondeur incarnée dans une seule scène de film est aussi la vérité derrière le « sens d'authenticité » que les spectateurs perçoivent inconsciemment.
Dans « L'Escrimeur », sorti en 1961, l'image du protagoniste, Sanjuro Kuwabata, portant un sabre à la hanche est frappante. Dans les drames historiques, la convention est de porter l'uchigatana (打刀) « enfoncé dans la ceinture », mais l'angle et la hauteur de la position de port, et le choix de la longueur de la lame, constituent un langage visuel indiquant la station sociale et la personnalité du personnage.
Une position haute à la hanche rend le sabre facile à dégainer et transmet une impression martiale. Une position basse projette la prestance de quelqu'un d'établi dans la sérénité. Kurosawa a délibérément incorporé de tels détails dans sa réalisation. La « posture prête au dégainage » affichée par le protagoniste de « L'Escrimeur » est la cristallisation de la tension exprimée uniquement par le costume et la position de port du sabre.
Le tate (殺陣)—le combat en scène—dans les drames historiques n'est pas l'escrime en soi, mais une reconstruction du mouvement corporel pour qu'il résonne auprès du public. Ce qui seraient naturellement des mouvements trop rapides pour que l'œil puisse suivre sont délibérément rendus « visibles » par la variation du timing et du tempo. La raison pour laquelle la chorégraphie de Kurosawa continue d'être citée aujourd'hui est que le mélange de réalisme et de beauté formelle est exquis.
Dans le combat collectif des « Sept Samouraïs », la pluie et la boue chargent les mouvements, et la lourdeur de chaque coup fait appel au sens corporel du spectateur. En contraste, le duel dans « Sanjuro » élimine les mouvements à leur minimum absolu et maximise la tension par la durée de l'immobilité. Ce sont des approches opposées, mais toutes deux sont unifiées par la philosophie que « le sabre ne doit pas être manié légèrement ».
L'une des raisons pour lesquelles les films de Kurosawa sont tenus en si haute estime est son attention à l'exactitude historique. Dans les œuvres situées à l'époque d'Edo, il a fait des efforts pour recréer fidèlement le koshirae (拵え) de cette époque. L'enroulement de la corde sur la garde, la conception de la tsuba (鐔), la texture de la finition laquée du saya—une telle reproduction des garnitures de sabre a été réalisée par la collaboration entre le directeur artistique et les forgerons.
Cela dit, le cinéma est finalement l'expression artistique, et l'exagération théâtrale en est naturellement une partie. Au lieu du caractère discret et retenu que possédaient réellement les sabres de l'époque d'Edo, des montures plus visuellement frappantes et ornées ont parfois été choisies. Pour les spectateurs ayant un œil averti pour l'appréciation du nihonto, il y a le plaisir supplémentaire de jouir de ces « libertés cinématographiques » tout en décodant les différences avec les faits historiques.
« Les Sept Samouraïs » a été refait comme « Les Sept Magnifiques » (1960) par le réalisateur John Sturges, avec l'histoire du nihonto réinterprétée comme un Western hollywoodien. « L'Escrimeur » a influencé « Pour une Poignée de Dollars » (1964) de Sergio Leone. De cette manière, l'« esthétique du nihonto » transmise par les films de Kurosawa en est venue à être inscrite dans l'histoire mondiale du cinéma.
Aujourd'hui, de nombreux enthousiastes étrangers du nihonto disent que « tout a commencé avec un film de Kurosawa ». La philosophie du sabre que le cinéma a transmise—« l'intention maximale concentrée dans le mouvement minimal »—fonctionne comme une esthétique universelle qui résonne avec les gens indépendamment de leur contexte culturel.
Si un film de Kurosawa a éveillé l'intérêt d'examiner un vrai nihonto, garder les points suivants à l'esprit approfondira votre appréciation.
Lorsqu'on consulte des nihonto dans des catalogues en ligne, si on contemple des scènes des films de Kurosawa tout en examinant le koshirae et le hamon de chaque lame, on sera frappé à nouveau par la beauté tridimensionnelle que la caméra ne pouvait pas capturer.
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