* Image illustrative uniquement.Épées Chéries de Toyotomi Hideyoshi
豊臣秀吉の愛刀
Aussi connu sous le nom de: Annales des Épées de Hideyoshi (Yoshimoto Samonji, Hone-bami Tōshirō, Bungo Tōshirō)
Description
Toyotomi Hideyoshi (1537-1598), issu d'une famille paysanne de la province d'Owari mais devenu maître du Japon, entretenait une passion pour les épées qui allait bien au-delà du domaine pratique. Poursuivant l'esprit des "chasses aux objets célèbres" menées par Nobunaga, il collecta activement les plus belles épées et objets comme preuves de sa suprématie sur le royaume. Les trois épées les plus célébrées comme ses lames bien-aimées sont Yoshimoto Samonji, Hone-bami Tōshirō et Bungo Tōshirō. Yoshimoto Samonji (également appelé Sōza Samonji) est un tachi forgé par le maître Samonji de la province de Chikuzen à la période Nanbokuchō. Il passa d'Imagawa Yoshimoto à Oda Nobunaga (qui y fit ajouter une inscription incrustée d'or commemorant sa victoire sur Yoshimoto à Okehazama en 1560), puis à Hideyoshi, et enfin à Tokugawa Ieyasu - en faisant une lame ayant quintessentiellement "transité par chaque unificateur du royaume". Désormais un Bien Culturel Important du Musée National de Kyushu, c'est l'une des grandes pièces maîtresses de l'école Samonji. Hone-bami Tōshirō ("Tōshirō qui ronge les os") est un tantō forgé par le célèbre maître Awataguchi Tōshirō Yoshimitsu de Kyoto à la fin de la période Kamakura, ainsi nommée pour sa légendaire puissance de coupe. Hideyoshi chérissait cette lame mais la fit refaçonner en une forme naginata-naoshi après que le tranchant original ait été endommagé. Après la mort de Hideyoshi, elle fut consacrée au Sanctuaire Toyokuni à Kyoto, où elle demeure aujourd'hui en tant que Bien Culturel Important. Bungo Tōshirō est un tantō attribué à un maître de la province de Bungo (actuelle préfecture d'Oita) associé à la lignée Tōshirō (Yoshimitsu). Hideyoshi l'appréciait aux côtés de Hone-bami Tōshirō ; son origine de la province de Bungo semblait à l'époque résonner symboliquement avec le nom "Toyotomi". La collection d'épées de Hideyoshi reflétait une soif esthétique intense pour les objets célèbres, qu'il positionnait aux côtés des ustensiles de cérémonie du thé comme preuves de son droit à gouverner - une vision qui façonna la culture de l'élite japonaise pour une génération.
Légendes et récits
La légende la plus célèbre concernant les sabres bien-aimés de Toyotomi Hideyoshi est la "résurrection" du Hone-bami Tōshirō. Quand Hideyoshi acquit cette lame renommée, le tranchant aurait été ébréché ou endommagé; Hideyoshi aurait ordonné que "le plus grand artisan du ciel la restaure avec la plus haute technique," et l'aurait ainsi ramenée à la vie. Cette légende s'est transmise comme symbole du pouvoir d'Hideyoshi—que la puissance du maître du royaume pouvait ressusciter même les sabres célèbres. Concernant Yoshimoto Samonji, il existe une légende sinistre selon laquelle Hideyoshi rencontra l'esprit d'Imagawa Yoshimoto en rêve et fut interrogé "Est-ce toi qui tiens mon sabre?", auquel il répondit "Le lien de ce sabre unit le royaume," après quoi l'esprit de Yoshimoto sourit et s'évanouit. Quant au Bungo Tōshirō, une anecdote subsiste aussi selon laquelle pendant la pacification du Kyushu, Hideyoshi porta ce sabre à sa taille et fit prosterner les divers daimyo des clans Ōtomo et Shimazu, déclarant "le sabre de Bungo a prouvé le royaume de Toyotomi."